lundi 7 mai 2012

Christine Moissinac



GRAViX
Lettre d’information
Avril 2012
N°8
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Exposer, c’est s’exposer ! A l’oeil du visiteur, du passionné, mais aussi du passant parfois indifférent ! Dans ce contexte où le regard de l’autre est essentiel, à sa vie comme à sa survie, chaque artiste, à un moment ou à un autre désire une reconnaissance de son travail, laquelle n’est pas nécessairement financière, bien que… Les efforts indispensables qu’il est amené à déployer l’écartent souvent de son oeuvre, lui faisant perdre du temps et de la concentration. Mais comme autres réponses, que lui reste-t-il ? Appartenir à une communauté, à une association, faire appel à un agent ou à un galeriste, rechercher des collectionneurs. De l’Etat, il semble qu’il ne faille pas attendre beaucoup, peut-être un peu plus des collectivités locales, l’estampe n’étant pas pour le moment affichée par les pouvoirs publics comme une priorité ; son caractère intimiste et discret l’écarte des circuits à grand spectacle.
Mais cette faiblesse c’est aussi sa force, car les moyens techniques que l’estampe requiert, ses facilités de diffusion, cette proximité du regard qu’elle implique, son prix également font qu’elle reste une oeuvre authentique, appropriable par beaucoup d’entre nous. Ayons donc confiance et saluons tous les efforts que font les ateliers, les associations, les collectionneurs et les acteurs courageux du monde culturel qui, défendant ce en quoi ils croient, créent un mouvement, un buzz…, salutaire et efficace. Ils sont nombreux et cette lettre justement cherche à mettre en valeur la variété des énergies déployées pour faire connaître l’estampe. Remercions aussi tout spécialement ceux des artistes qui, une fois reconnus, partagent leur aura et donnent leur chance à des plus jeunes : ces parrainages culturels, fondés sur des « affinités électives », constituent des passages de témoin chaleureux et surtout, convaincants. Souhaitons que ces prises de risques et ces gestes de générosité se multiplient.

1 commentaire:

  1. Quel beau message je livre ici, merci à Madame Christine Moissinac pour son accord.

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