dimanche 30 janvier 2011

Livre d'heures ...




comme l'oiseau se cache pour mourir,
Cid se cache pour nous épargner sa détresse

jeudi 27 janvier 2011

mercredi 26 janvier 2011

mardi 25 janvier 2011

lundi 24 janvier 2011

jeudi 20 janvier 2011

mercredi 19 janvier 2011



...... on dit que les mots qu'on n'a jamais prononcés sont les fleurs du silence .....


les feuilles de plomb ciselées de mots, enroulées, insérées au pavillon de terre, oeuvre magnifique de Fa .......

mardi 18 janvier 2011

Jeune Gravure Contemporaine



2009
l'été indien ...H 76cm x L 42cm
fleur de novembre ...H 76cm x L 42cm
eau forte, aquatinte, pointe sèche présentées par Denise Pelletier lors du
80’ anniversaire de la Jeune Gravure Contemporaine, Paris,

Jeune Gravure Contemporaine ... qu'est-ce ?

Cette association est née de la passion d’un groupe d’artistes pour la gravure, réunis autour de Pierre GUASTALLA, et, au cours des 75 années écoulées depuis sa création, tous ses moyens d’action : expositions, manifestations, bulletins, publications ont contribué au développement de l’audience et de la diffusion de la gravure.
La Gravure Contemporaine s’attache à illustrer la présence de la gravure dans l’art contemporain par la pluralité des techniques et des options esthétiques de ses membres titulaires.
C’est ainsi qu’à chacun de ses salons l’association présente un ensemble de gravures, sur bois et sur métal, représentatif aussi bien de la tradition que des différentes techniques modernes.
L’ouverture internationale est une préoccupation permanente de l’association, et de nombreux salons ont illustré cette démarche avec des invités comme le Brésil, la Belgique, les Etats-Unis.
Fonctionnement : L’association est composée de membres titulaires, artistes – nombre limité à 33 – et membres adhérents qui sont les amateurs et sympathisants de l’association. L’association édite tous les ans 3 gravures des membres titulaires, tirées à 75 exemplaires numérotés et mis en souscription auprès des adhérents.
Selon la nature du Salon ou exposition les membres titulaires et le bureau dirigeant l’association, invitent des artistes non titulaires à exposer conjointement avec les titulaires.

Les membres titulaires J.G.C. Gravure Contemporaine en 2009
Dominique ALIADIERE
Michèle ATMAN
Mario AVATI
George BALL
André BEGUIN
Louis-René BERGE
Corinne BIZOUARD
André BONGIBAULT
Paolo BONI
Geneviève BOUCHIAT
Vincent BUSSON
Jacques CASTEX
Alain CAZALIS
Adolphe CIELARCZYK
Claude-Jean DARMON


DONATELLA T.
Agnés GAUTHIER-CHARTRETTE
Catherine GILLET
Shoichi HASEGAWA
Jean LODGE
David MAES
Arturo-Luis PIZA
Martine RASSINEUX
Eric ROBERT-AYME
Georges RUBEL
Christos SANTAMOURIS
Nicolas Simon SOCHOS
Jean-Pierre TINGAUD
Christiane VIELLE
Jeong-Dih YANG

dimanche 16 janvier 2011




les jours où je suis zinc ...

jeudi 13 janvier 2011

Colette Dinzart artiste graveur





une installation gravures intelligente ... une artiste à surveiller ...

mercredi 12 janvier 2011

Jacqueline Souvré....

Jacqueline Souvré est décédée ce 8 janvier 2011 à 95 ans... membre de mon collectif Graver Maintenant, Paris .... j'ai trouvé sur la toile ce petit texte amusant de sa plume qui nous fait regretter de ne pas l'avoir rencontré ...... une artiste graveur passionnée.


Par un bel après-midi
de mars...

(Prologue au téléphone)

-?Drriiinng !

Y -?Allo ?

X -?Bonjour, cher Y. Seriez-vous libre par hasard cet après-midi ?

Y -?Oui, cher X, je n’ai en effet rien de prévu. Pourquoi ?

X -?Alors, je vous emmène à l’Ermitage à Reuil. Voir une expo de gravures.

Y -?D’accord. On se retrouve là-bas.

(Acte I - Deux heures plus tard, sur place)

Y -?Vous m’annonciez une expo de gravures mais je suis ébahi par ce qui s’offre à mes yeux!! ... Sont-ce là imaginations d’esthètes, œuvres d’utopistes, élucubrations de rêveurs? Au secours, Callot, Rembrandt, Dürer, Bresdin, Morandi, Picasso!!! ... On trahit la gravure, on l’assassine!!! ...

X -?Du calme. Tempérez vos ardeurs, mon cher Y. Ne jouez par les Cassandre. Ceux que vous invoquez ont été, eux aussi, des "trahisseurs", des aventuriers, dans leurs œuvres et parfois dans leur vie. Le saddhi au corps nu couvert de kaolin est autant à la recherche de Dieu que le moine vêtu d’une bure épaisse. La richesse de la nature humaine tient en partie dans sa diversité, dans son pouvoir d’appréhender les multiples facettes de la vie qu’on dit Une.

Cette exposition a pour thème "En marge". Donc, chacun est libre de s’exprimer à sa guise, avec les moyens qui lui plaisent... gravure incluse. Reconnaissez que les artistes que voilà ont répondu à cette sollicitation de montrer ce côté, peut-être enfoui, d’eux-mêmes... A mon avis, c’est une réussite qui dépasse mes espérances.

(Acte II - Le soir au restaurant devant un bon dîner)

Y -?J’admets que j’ai vu tantôt des œuvres fortes, originales; leur originalité, leur humour parfois, collaient aux oeuvres exposées. Callot, Rembrandt, Picasso, Dürer, Morandi, Bresdin, vous n’avez pas été trahis et, tel le condamné la corde au cou, je me rétracte et suis heureux de le faire, car libre de mon jugement. Que ne suis-je graveur! ... Dites-moi : ce Bordeaux est extra. Je me sens tout léger...

(Epilogue. Six mois plus tard au téléphone)

Y -?Cher X, laissez-moi vous remercier du fond du cœur...

X -?...

Y -?J’étais danseur. Grâce à vous, je suis également devenu graveur. Et il paraît que j’ai des idées jugées parfois "en marge".

PCC
Jacqueline Souvré

mardi 11 janvier 2011

les laissées...




matrices abandonnées ... récupérées ... transformées ... les laissées 2004

lundi 10 janvier 2011

Artmajeur Galerie d'Art en ligne Serge MARZIN

Artmajeur Galerie d'Art en ligne Serge MARZIN

Chemin de zinc ...




mes eaux fortes....

de la gravure de Maurice Maillard, une nouvelle version s'écrit, se grave au fil des jours ...

De la gravure*


Le goût du métier et du métal, une sensibilité prononcée pour les odeurs de vernis, d’huile, d’acide, d’encre… pour la diversité, le grain et la main des papiers… ne sauraient totalement justifier l’estampe sans risquer d’être considérés comme la perpétuation d’une tradition en opposition à la notion de progrès chère à notre civilisation.
Mais, on le sait, il n’y a pas de progrès en art, philosophie, et science, seules les techniques évoluent. L’évolution de la gravure l’a libérée des contingences de la reproduction, elle est désormais autonome. Libre et solitaire.

Choisir aujourd’hui la gravure comme un mode d’expression à part entière, implique l’exigence d’un résultat plastique propre qu’aucune autre technique ne pourrait offrir : la gravure n’est pas reproductible autrement que par elle-même. La pratique de la gravure (de l’estampe) correspond, plus qu’à un désir de tradition, à un rapport au monde, à une philosophie et une poétique dont les mobiles sont à chercher en amont des techniques, dans son principe même et dans le sens du mot, des mots.

Graver. Simple et d’évidence naturelle, l’incision est un geste trop anodin pour intéresser historiens et philosophes alors qu’il préside directement ou indirectement à grand nombre d’activités et de fabrications. Son étude mettrait à jour la généalogie d’une invention qui prend sa source aux confins de l’histoire de l’humanité. Là, où l’animal devint homme puisqu’il semblerait que seul l’homme incise volontairement. L’acte de graver est, comme le langage, propre à l’humanité. Les grottes gravées, les os et pierres incisés de traits parallèles régulièrement espacés témoignent nettement d’une volonté de communiquer, de comprendre, de dénombrer, de mesurer. Déjà la gravure native se place sous le signe du multiple, de la connaissance, de la transmission et de l’émotion face au réel. Graver, c’est prendre langue.
De l’incision, sont nés : figuration, symbolique –il est possible que la gravure rupestre ait précédé la peinture, peindre viendrait de entaille en indo-européen - écriture, bas-relief, sculpture, puis par voie de conséquence estampage et empreinte, imprimerie, gravure, photographie, cinéma, informatique (« icône, gravure, incise »…traces ancestrales …). Il en résulte un allègement progressif des supports, une complexification des outils. L’évolution contraindrait-elle à l’abandon de la matière au profit d’une complication des modes de communication ?
Entre la grotte et le virtuel, l’estampe conjugue à mi-parcours matière et sens, densité et légèreté. Du côté de la grotte, la matrice, du côté du virtuel, l’empreinte. La gravure incise la permanence de la matière. L’estampe est transfert. La matrice est instance, l’épreuve est dévoilement. Graver, c’est se situer volontairement dans l’entre-deux, dans l’intervalle de la matière et du signe, entre incision et écriture, entre le minéral et le vivant, dans l’espoir d’unité.

Graver, d’étymologie incertaine, oscille entre le grec et l’allemand, entre la clarté de l’écriture (graphein) et l’obscurité de la tombe et du creusement (graben). Ecrire et creuser, un même acte, un même sens. Du grec, graver sert le sens, la langue, le texte, dont la proximité avec l’estampe est historique et permanente. De l’allemand, les glissements de sens obligent à creuser… On creuse pour : chercher un trésor, une nourriture, une issue… cacher un secret, un trésor, enterrer un mort… planter un arbre, un signal, une clôture, un édifice… évider, faire un trou (une lumière)… comprendre, trouver la vérité…Creuser suppose résistance, désir, volonté, investissement du corps. On ne creuse jamais sans raison, on ne grave jamais sans raison.
Que veut exhumer, ensevelir, planter, édifier, comprendre le graveur ? Au bord de quel creux originel ou ultime se tient-il, à quelle résistance s’oppose-t-il, à quel corps à corps se livre-t-il ?
Creuser, descendre dans les profondeurs est le contraire de gravir. Graver/gravir. La béance, le vide du e renvoient en miroir à la verticalité, à l’érection du i. Le graveur en creusant cherche à gravir. Il a besoin de la surface pour créer de la profondeur et prendre de la hauteur. Comme le poète, il pratique l’oxymore et appareille les contraires.
Quelle qu’en soit l’étymologie, graver revient à clarifier l’obscur. Le sujet et l’objet de la gravure sont unique et le même : le noir de l’origine et l’obscurité de la langue -le noir de l’encre en serait la mémoire, la trace- L’obscurité est à l’œuvre chez de nombreux graveurs (Seghers, Rembrandt, Piranèse, Goya, Picasso, Morandi, Soulages, et bien d’autres), ils rayent, grattent, gravent jusqu’au noir, jusqu’à la perte de l’évidence du réel ; jusqu’au noir originel, puis, du creux du noir naît la lumière. La nuit engendre le jour. Le graveur est un guetteur d’aube.
La gravure, l’estampe, sont métaphore de l’engendrement, «papier amoureux, matrice, lange, berceau»… C’est toujours de désir, d’origine et de reproduction qu’il s’agit. Désir d’origine et d’engendrement, Eros préside aux cérémonies de la gravure : bains, caresses, griffures…alliance du sec et de l’humide, du dur et du tendre, du chaud et du froid, de l’eau et du feu, du sucre et de l’acide…La gravure désire, c’est-à-dire au sens premier, regrette une absence. Quelle absence ? Quel manque la gravure cherche-t-elle à combler ? Vers quoi, vers où se porte-t-elle ? L’estampe est émergence d’un à-venir. L’estampe est autant dessein que dessin, « comme si le dessin était déclaration d’amour destinée ou ordonnée à l’invisibilité de l’autre… » (Jacques Derrida).

De dimensions souvent modestes, l’estampe ne s’offre pas avec ostentation à la contemplation collective, elle accompagne chacun sur des chemins intimes à la découverte de l’instance des choses face au silence de l’horizon et au murmure de l’espace. L’espace du graveur est son champ de métal poli, miroir qui ne réfléchit que la profondeur de ses tailles. L’estampe est l’horizon de la gravure.

Pratiquer la gravure aujourd’hui, interroger la gravure, c’est se placer volontairement hors des modes et des ruptures, dans l’omniprésence du temps et l’universalité de la matière, dans le fondamental et le dérisoire, dans l’économie des moyens et des artifices, dans la permanence de l’obscure clarté, dans la sagesse déraisonnable de l’application et de la transgression de règles imposées par les matières d’œuvre, dans la gravité du jeu, dans l’engendrement du même qui n’est jamais le même, dans une sensibilité inaltérée au lieu du monde et à l’horizon de l’infini.

C’est, à la manière d’Archimède, tracer du doigt dans la poussière les figures de l’énigme.




Maurice Maillard


*Article publié dans « nouvelles de l’Estampe » N°189. Juillet/septembre 2003

Merci! Monsieur Maillard ... je me permets de le publier intégralement sur mon blog pour le partager aux amoureux de la gravure ... comme un cadeau 2011 ... que je reçois et partage ... précisant qu'une nouvelle version s'écrit, se grave au fil des jours ...

vendredi 7 janvier 2011

Livre d'heures





J’entre en atelier au levé du jour, lorsque le noir félin lève son voile dans la lenteur.

jeudi 6 janvier 2011

mercredi 5 janvier 2011

Livre d'heures




car le temps est comme l'enveloppe et la peau des choses ...entre transparence réflexive et mémoire surimprimée d'images perdues ...C.B.G.

lundi 3 janvier 2011

Livre d'heures




vers le vide ...

Livre d'heures





souvenir de rien ...
les mots en rouge ...

la page blanche de l'année qui vient ...
du premier matin ...