vendredi 13 octobre 2017






La rue a un autre rythme
Plus jamais ses trottoirs de bois
Ni le cheval aveugle du livreur de glace

Pas même la petite gare de trains voyageurs
La voie ferrée son collier de traverses
Non plus   la chorale des vitres tremblantes
des poignées de tiroirs
au passage vibrants des trains rouillés


L’atelier de pinces à linge   de boîtes à munitions a disparue
Le bitume sec   désertique
Les peupliers ne transpirent plus

N’y sont plus

Dans la vague   à bas bruit
Face à face      jardin d’hier
Allée d’ormes

La grande terrasse
aux quatre vents
efface nos tourbillons fous

Courir aux fenêtres de l’étage
Regarder le faîte des feuillus
le dos du lac

La lumière   danser sur l’eau   s’exiler

Debout sur l’aube
Où sont partis Colette et Hadrien?

Leurs ouananiches et leurs bonbons?

dp2017

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