mardi 30 mars 2010

Vous avez dit estampe......oeuvres Denise Pelletier


7 avril - 21mai 2010
Vous avez dit... estampe ?
Promenades au coeur d’un art des profondeurs


Expositions et animations proposées par Graver Maintenant et la ville de Guyancourt (78) en partenariat avec La Batterie, la Maison de la Poésie et la médiathèque Jean-Rousselot en avril-mai 2010

Faire connaître l'art de la gravure : entre hommages et nouveautés

Faire connaître l'art de la gravure : entre hommages et nouveautés

Trémois à grands traits...

Trémois à grands traits...

jeudi 25 mars 2010

www.atelier-etching.com

un site à découvrir pour les amis graveurs....je l'ai découvert grâce à Hugues de Estampe.be...........

mercredi 24 mars 2010

Partita à 6 Voix du 11 mars au 15 avril 2010







"Partita à 6 voix" •
34, boulevard Richelieu, à Rueil-Malmaison

Téléphone : 01 47 52 07 92

du lundi au vendredi de 10h à 20h, le samedi de 10h à 18h et le dimanche de 15h à 18h (fermeture les 23 et 24 mars)

Vernissage en musique le jeudi 18 mars à 19h30

Les artistes graveurs, lauréates des Salons de l´estampe 2008 et 2009 de l´association Graver Maintenant, ont carte blanche et composent une "Partita à 6 voix" en exposant ensemble à l’Ermitage, plusieurs de leurs oeuvres. 6 démarches, 6 univers, 6 variations en résonance.

Exposants : Brigitte Kernaléguen, prix Corot 2009 Véronique Laurent-Denieuil, prix Joop Stoop 2008 Claire Le Chatelier, prix Corot 2008 Juliette Mangenot, prix Graver Maintenant 2009 Isabel Mouttet, prix Ateliers Moret - Aciérage Manonviller 2008 Denise Pelletier, prix Ateliers Moret - Aciérage Manonviller 2009


La conception graphique des affiches et invitations a été réalisée par Eric Fourmestraux



Exposition Partita à 6 voix



Une exposition des lauréats c’est une belle occasion offerte d’exposer un plus grand nombre de gravures que dans une exposition collective habituelle. En fait c’est plus que cela ; c’est une aventure, une source de questionnements. On se retrouve avec des partenaires. Et cela fait du bien. L’isolement, le silence de l’atelier sont nécessaires pour avancer dans son travail mais la rencontre d’autres graveurs est importante aussi. Pour construire une exposition commune à 6 on éprouve le besoin de mieux connaître la démarche et l’univers des autres. On partage les ressentis du métier, la douceur des plaques, le velouté des papiers, les odeurs d’atelier. On partage les doutes, les variations de cheminement. On découvre que pour certaines les mots sont primordiaux que pour d’autres ils ne sont que légers accompagnements. On réfléchit à un accrochage qui présenterait six démarches, six univers différents et qui rendrait compte de la résonance de ces variations dans l’engagement commun en ce travail où le temps est autre. Vient l’envie d’élaborer un texte commun. L’éloignement de l’une d’entre nous de l’autre coté de l’Atlantique, incite à utiliser abondamment les mails, petites bulles d’air dans nos journées, nos nuits. Les mots abondants ou timides se complètent, rebondissent sur les écrans d’ordinateur. Les mots sont regardés avec soin autour des boissons d’un Starbucks Coffee à Paris. En final une belle partition de ces mots, envoyée du Canada, devient tout à coup le miroir de ce que chacune tenait à exprimer.



Dans le silence de l’atelier
le miroir des songes
rythmé de voyages intérieurs
dessine l’ouverture

trouées de lumière
champs d’ombre

le graveur
avec force et délicatesse
du bout des doigts
griffe, graphe
sa partition

du creux des mains
au cœur des langes
les six graveurs
interprètent une symphonie
en blanc et noir
en gamme multicolore

lundi 22 mars 2010

L'estampe Contemporaine / Salon Graver Maintenant 11 mars au 15 avril 2010










http://graver.maintenant.free.fr/spip.php?article136




11 mars - 15 avril 2010
Le Salon édition 2010
Salon annuel de Graver Maintenant
lundi 15 février 2010 par Graver Maintenant 1

En 2010, Graver Maintenant présente deux expositions : le salon annuel des membres et de leurs invités à l’Espace Renoir et l’exposition des lauréats des salons 2008 et 2009 - "Partita à six voix" - à l’Ermitage.

Quelque quarante artistes membres de Graver Maintenant et une quinzaine de leurs invités vous présentent leurs œuvres récentes, plus de 150 gravures toutes techniques confondues. Cet ensemble offre aux visiteurs un témoignage du vaste champ artistique de l’estampe contemporaine et de son dynamisme. le catalogue complet sera disponible avec une fiche détaillée sur chaque exposant.

Sommaire
■• Le Salon annuel •
■• "Partita à 6 voix" •
■Le carton d’invitation

• Le Salon annuel •
27, rue Guy de Maupassant à Rueil-Malmaison

Téléphone : 01 47 51 74 95

du lundi au vendredi de 10h à 20h, le samedi de 10h à 18h et le dimanche de 15h à 18h (fermeture les 23 et 24 mars)

Vernissage en musique le jeudi 11 mars à 19h30

Quelque quarante artistes membres de Graver Maintenant et une quinzaine de leurs invités vous présentent leurs œuvres récentes, plus de 150 gravures toutes techniques confondues. Cet ensemble offre aux visiteurs un témoignage du vaste champ artistique de l’estampe contemporaine et de son dynamisme. le catalogue complet sera disponible sur Internet avec une fiche détaillée sur chaque exposant.

Au cours du vernissage, seront décernés le prix Corot 2010, récompensé par les papeteries Arches-Antalis et destiné à faire connaître et à promouvoir un jeune ou un nouveau talent, le prix Graver Maintenant 2010, récompensé par l’achat d’un exemplaire de l’estampe primée, le prix Ateliers Moret-Aciérage Manonviller 2010 distinguant une estampe en taille-douce, récompensé par ces ateliers d’impression et d’aciérage, le prix Joop Stoop 2010, le prix Micro Plaisance 2010 et le prix Regner-Lhotellier 2010. Le jury du Salon sera présidé par Yves Marchaux, membre du conseil d’administration de Graver Maintenant.
Le commissariat du 26ème salon de l’estampe est assuré par Joëlle Dumont, Eric Fourmestraux et Ana Sartori.

1' Biennale Internationale de Gravure Miniature

http://www.bibalex.org/English/Publication/Attachments/Files/Biennale_Graphic.pdf

Visitez la première Biennale de la Grande Bibliothèque d'Alexandrie en Égypte

http://www.bibalex.org/English/Publication/Attachments/Files/Biennale_Graphic.pdf

samedi 6 mars 2010

Résidence d'artiste....

je pars pour une belle rencontre vers un lieu de gravure passionnant....deux semaines à échanger, avec les artistes de Graver Maintenant Paris ...

visiter voir écouter découvrir partager entendre dire lire écrire marcher sentir apprendre expérimenter

Ateliers Galeries Salons Centres Culturels Musées Imprimeurs Vernissages Lieux


surtout profiter de cette parenthèse ....... merci à Catherine Gillet grâce à qui tout à commencé pour moi là-bas il y a quelques années, merci à Isabelle Moutet pour sa généreuse invitation, merci à mes compagnes de PARTITA Brigitte Kernaléguen, Claire Le Chatelier, Juliette Mangenot, Véronique Laurent-Denieuil, à Anne Paulus pour ses attentions, à Joëlle Dumont pour sa coopération, Ana Sartori, Dominique Aliadière, Paul Lickel de Micro Plaisance, Éric Fourmestraux et tous ceux grâce à qui Graver Maintenant demeure.....
Au plaisir de me joindre à vous dès demain. Denise Pelletier

mardi 2 mars 2010

Solo: Encyclopédie Singulière installation

Statutory Award 7th Art Triennial State Museum Majdanek Pologne



3 gravures (aquatinte) de Denise Pelletier: les griffes dans l'eau, j'écris au toucher...oeuvres primées en 2004 

SOLO: I hear the water dreaming

International Print and drawing Biennial Taïwan R.O.C.


SOLO: Tambour d'eau






Denise Pelletier – the dot’s silence with value.

Transparency and breath happiness - a kind of air movement and fragrance merging. Each element wants to be understood not even by the eye.
I have come by the Denise Pelletier’s works with some different kind of emotion: like that - to not chip away a drop of dew from a leaf of dandelion from my garden.
The tactile is present. The eye could not see always.
The white color weight down your heart, the thin paper sustains unconditionally, the printed verse takes values from the organized dots.
Don’t waiting for shocking elements!
Don’t thinking to exaltation!
Be introspective!
Think to a wave and to his inverse flow.
Somewhere without gravitation.
You don’t smile, you don’t cry, you don’t breathe, because you are aware of fragility. If you inhale too much it could be wrong – it is possible to move the silence.
Please take a sit and don’t say anything.
Please come tomorrow and also don’t say anything.
Then read poetry.
Think that the paper accepts you just in light.
Find out Denise just in clean spaces without noise.

Ciprian Ciuclea –

Collection: Uniunea artistilor plastici, Timisoara, Romania

Maurice Maillard De la gravure

Maurice MAILLARD
 
 
De la Gravure
Le goût du métier et du métal, une sensibilité prononcée pour les odeurs de vernis, d'huile, d'acide, d'encre... pour la diversité, le grain et la main des papiers...ne sauraient totalement justifier l'estampe sans risquer d'être considérés comme la perpétuation d'une tradition en opposition au progrès, valeur positive de notre civilisation. Il n'y a pas de progrès en philosophie, science et art, seules les techniques évoluent. L'évolution de la gravure l'a libérée des contingences de la reproduction, elle est désormais autonome. Libre et solitaire.
 
Choisir aujourd'hui la gravure comme un mode d'expression à part entière implique l'exigence d'un résultat plastique propre qu'aucune autre technique ne pourrait offrir : la gravure n'est pas reproductible autrement que par elle-même. La pratique de la gravure (de l'estampe) correspond, plus qu'à un désir de tradition, à un rapport au monde, à une philosophie et une poétique dont les mobiles sont à chercher en amont des techniques, dans son principe même et dans le sens du mot, des mots.
 
Graver, Simple et d'évidence naturelle, l'incision est un geste trop anodin pour intéresser historiens et philosophes alors qu'il préside directement ou indirectement à grand nombre d'activités et de fabrications, Son étude mettrait à jour la généalogie d'une invention qui prend sa source aux confins de l'histoire de l'humanité. Là où l'animal devint homme puisqu'il semblerait que seul l'homme incise volontairement, L'acte de graver est, comme le langage, propre à l'humanité, Les grottes gravées, les os et pierres incisés de traits parallèles régulièrement espacés témoignent nettement d'une volonté de communiquer, de comprendre, de dénombrer, de mesurer, Déjà la gravure native se place sous le signe du multiple, de la connaissance, de la transmission et de l'émotion face au réel, Graver, c'est prendre langue.
De l'incision sont nés : figuration, symbolique - il est possible que la gravure rupestre ait précédé la peinture, peindre viendrait de «entaille» en indo-européen - écriture, bas-relief, sculpture, puis par voie de conséquence estampage et empreinte, imprimerie, gravure, photographie, cinéma, informatique (« icône, gravure, incise », traces ancestrales…). Il en résulte un allégement progressif des supports, une complexification des outils. L'évolution contraindrait-elle à l'abandon de la matière au profit d'une complication des modes de communication ?
 
Entre la grotte et le virtuel, l'estampe conjugue à mi-parcours matière et sens, densité et légèreté. Du côté de la grotte, la matrice, du côté du virtuel, l'empreinte. La gravure incise la permanence de la matière. L'estampe est transfert. La matrice est instance, l'épreuve est dévoilement. Graver, c'est se situer volontairement dans l'entre-deux, dans l'intervalle de la matière et du signe, entre incision et écriture, entre le minéral et le vivant, dans l'espoir d'unité.
 
Graver, d'étymologie incertaine, oscille entre le grec et l'allemand, entre la clarté de l'écriture (graphein) et l'obscurité de la tombe et du creusement (graben). Écrire et creuser, un même acte, un même sens. Du grec, graver sert le sens, la langue, le texte, dont la proximité avec l'estampe est historique et permanente. De l'allemand, les glissements de sens obligent à creuser... On creuse pour : chercher un trésor, une nourriture, une issue cacher un secret, un trésor, enterrer un mort… planter un arbre, un signal, une clôture, un édifice... évider, faire un trou (une lumière)... comprendre, trouver la vérité... Creuser suppose résistance, désir, volonté, investissement du corps. On ne creuse jamais sans raison, on ne grave jamais sans raison.
Que veut exhumer, ensevelir, planter, édifier, comprendre le graveur ? Au bord de quel creux originel ou ultime se tient-il, à quelle résistance s'oppose-t-il, à quel corps à corps se livre-t-il ? Creuser, descendre dans les profondeurs est le contraire de gravir.

Graver/gravir
La béance, le vide du «e» renvoient en miroir à la verticalité, à l'érection du «i», Le graveur en creusant cherche à gravir, Il a besoin de la surface pour créer de la profondeur et prendre de la hauteur, Comme le poète, il pratique l'oxymore et appareille les contraires. Quelle qu'en soit l'étymologie, graver revient à clarifier l'obscur, Le sujet et l'objet de la gravure sont uniques et le même : le noir de l'origine et l'obscurité de la langue - le noir de l'encre en serait la mémoire, la trace. L'obscurité est à l'oeuvre chez de nombreux graveurs (Seghers, Rembrandt, Piranèse, Goya, Picasso, Morandi, Soulages, et bien d'autres), ils rayent, grattent, gravent jusqu'au noir, jusqu'à la perte de l'évidence du réel ; jusqu'au noir originel, puis, du creux du noir naît la lumière. La nuit engendre le jour. Le graveur est un guetteur d'aube.
La gravure, l'estampe, sont métaphore de l'engendrement, « papier amoureux, matrice, lange, berceau »... C'est toujours de désir, d'origine et de reproduction qu'il s'agit. Désir d'origine et d'engendrement, Eros préside aux cérémonies de la gravure : bains, caresses, griffures... alliance du sec et de l'humide, du dur et du tendre, du chaud et du froid, de l'eau et du feu, du sucre et de l'acide... La gravure désire, c'est-à-dire, au sens premier, regrette une absence. Quelle absence ? Quel manque la gravure cherche-t-elle à combler ? Vers quoi, vers où se porte-t-elle ? L'estampe est émergence d'un à-venir. L'estampe est autant dessein que dessin, « comme si le dessin était déclaration d'amour destinée ou ordonnée à l'invisibilité de l'autre...»
        Jacques Derrida
© photos TP
 
De dimensions souvent modestes, l'estampe ne s'offre pas avec ostentation à la contemplation collective, elle accompagne chacun sur des chemins intimes à la découverte de l'instance des choses face au silence de l'horizon et au murmure de l'espace. L'espace du graveur est son champ de métal poli, miroir qui ne réfléchit que la profondeur de ses tailles. L'estampe est l'horizon de la gravure.
Pratiquer la gravure aujourd'hui, interroger la gravure, c'est se placer volontairement hors des modes et des ruptures, dans l'omniprésence du temps et l'universalité de la matière, dans le fondamental et le dérisoire, dans l'économie des moyens et des artifices, dans la permanence de l'obscure clarté, dans la sagesse déraisonnable de l'application et de la transgression de règles imposées par les matières d'oeuvre, dans la gravité du jeu, dans l'engendrement du même qui n'est jamais le même, dans une sensibilité inaltérée au lieu du monde et à l'horizon de l'infini.
 
C'est, à la manière d'Archimède, tracer du doigt dans la poussière les figures de l'énigme.
        Maurice MAILLARD Nouvelles de l’Estampes